J’ai toujours cette musique dans la tête – Agnès Martin-Lugand

Un peu de temps entre le 4ème et le 5ème livre cette fois ! Mais le temps que Comparse me le prête et que je me mette à le lire (pas mal de trucs ces deux dernières semaines, et elle me l’avait moins bien vendu que les autres donc …) ! Bref, mais une fois partie, même syndrome, 349 pages en 2 jours !

L’histoire : Yanis est architecte et bosse dans la boite de son meilleur ami et beau-frère, Luc. Autant l’un est pétillant, rempli d’idées, de créativité, de vie, de surprises, d’imprévus, autant l’autre est prévisible, morne, rabat-joie, lucide, terre-à-terre. Les deux ont de plus en plus de mal à se parler.

Côté vie perso, Yanis est marié à Véra, la sœur de Luc donc, et c’est juste le bonheur ! Ils ont 3 enfants : Joachim, Ernest et Violette, la petite dernière. Véra est folle de Yanis qui fait de chaque jour une fête, et Yanis n’a d’yeux que pour Véra et les enfants.

Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais c’est là qu’arrive Tristan, un riche spéculateur/promoteur immobilier : il achète, il retape et réhabilite avant de louer ou de revendre. Un jour, il rentre dans l’agence de Luc, et propose à ce dernier de rénover un immeuble qu’il vient d’acquérir. Luc pense aussitôt que le projet est trop grand pour eux, mais Yanis fourmille déjà d’idées et s’enflamme. Il voit Tristan en cachette, il lui propose ses 1ères ébauches et le conquiert ! Alors, quand Luc envoie un mail à Tristan pour refuser le projet, Yanis pète un plomb : il en a marre de l’esprit frileux et étriqué de son patron, et plaque tout. Il démissionne, reprend ses plans, ses projets. Véra lui suggère de monter sa propre boite. Sa réponse est trouvée : il n’a pas le budget et refuse de faire peser ce poids sur sa famille. Quand Tristan lui dit la même chose et, devant la même réponse, lui propose de se porter garant, Yanis refuse également. C’est Véra qui le convint d’accepter.

Yanis se lance alors, se donne corps et âme à son travail, il veut rendre sa famille fière. Véra assume les tâches ménagères et familiales pour deux. Ils organisent leur nouvelle vie. Et Tristan veille toujours sur eux….

Mon avis : Autant tous les autres romans étaient bâtis sur le même schéma, celui d’une femme en reconstruction qui rencontre un homme génial et grandiose lui donnant des ailes. Autant, J’ai toujours cette musique dans la tête est vraiment bâti sur une intrigue totalement différente. Pas une héroïne seule, mais un couple de héros. Bien sur on a toujours l’anti-héros, mais on se pose des questions sur lui pendant pas mal de temps, on doute beaucoup !

Après avoir lu la dernière page, je me suis quand même dit que l’intrigue démoniaque ne tenait pas tant debout que ça (sans en dévoiler trop bien sur !). Quel intérêt ? Et si vraiment il y avait un si grand intérêt, pourquoi jeter l’éponge si facilement ???

Le tout début :

Il était venu là pour se faire une idée de leur travail. Savoir s’il pouvait confier à ce cabinet d’architectes, dont il entendait de plus en plus parler, la rénovation totale de l’immeuble délabré dans lequel il avait récemment investi. Un seul des deux associés, celui qui lui faisait face, monopolisait la parole. L’autre paraissait bien fade à côté ; il l’occulta totalement. D’habitude, il préférait les personnes qui parlent peu et vont à l’essentiel, mais le discours de cet homme volubile le fascinait et le rendait admiratif. Il avait un sens inné du pratique tout en ayant un esprit vif et créatif. Il semblait fourmiller d’idées toutes plus intelligentes les unes que les autres. Peut-être cette impression tenait-elle à son assurance, à son aisance ? Une forme d’insolence, dénuée toutefois d’arrogance. Sans trop comprendre pourquoi, il avait envie de découvrir ce qui se cachait derrière ce type, de gratter la surface pour savoir d’où lui venait ce charisme exceptionnel.

Après deux heures d’échange, les trois hommes se levèrent. Il serait bien resté plus longtemps, ais il leur serra la main, sans oublier de défier du regard celui qui aiguisait sa curiosité et dont il n’avait pas réussi à percer le secret. Ce n’était ni le moment ni le lieu. L’agenceur lui renvoya un sourire confiant, encourageant et sûr de lui.

Pour résumer :

  • Un couple hyper amoureux va être mis à rude épreuve par un nouveau projet professionnel encouragé par un nouvel ami …
  • Toujours aussi facile à lire, l’intrigue est un peu moins « choubidou » que celles des autres livres de l’auteur. Bien sur, on adore Yanis et Véra, mais on n’a pas les mêmes papillons que lorsque les autres héroïnes tombent amoureuses du héros !! (Oui, je sais, je suis cul-cul !!)
  • Il me reste un dernier roman à lire, celui qui est sorti fin mars : A la lumière du petit matin ! Caviar, la copine de Comparse, l’a acheté et elles se voient mercredi … de là à dire que j’ai espoir ….. !!!!!!!
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