Les gens heureux lisent et boivent du café – Agnès Martin-Lugand

Après Désolée, je suis attendue, et Entre mes mains, le bonheur se faufile, il fallait que j’enchaine !!! Comparse m’a donc amené ma dose lors de notre soirée ciné de lundi. Cette fois-ci, le 1er roman de l’auteure, plus mince que les autres, 187 pages.

L’histoire : Diane est libraire, elle tient une petite boutique à Paris : « Les gens heureux boivent et lisent du café »… Elle a perdu son mari Colin et sa fille Clara, dans un accident de voiture il y a un an et demi. Depuis, pour elle, impossible de se relever. Et ce malgré l’aide incessante de son ami Félix, gay et fêtard comme 15 !! Il tente de la bouger, de la motiver, de lui changer les idées, mais rien n’y fait. Diane ressasse ses souvenirs, n’a pas changé ses draps depuis l’accident, porte toujours le pull de Colin, ne va plus travailler, n’a pas même la force d’aller au cimetière. Un jour, elle se rappelle que Colin aurait voulu aller en Irlande. Elle décide donc de tenter l’aventure seule, pour s’enterrer là-bas, et oublier, loin de son quotidien. Elle s’installe donc dans un cottage de Mulranny, dans le nord-ouest de l’Irlande.

Elle fait rapidement connaissance avec ses voisins et propriétaires, Abby et Jack. Ils sont charmants, l’entourent sans connaitre son histoire. Et très vite, leur fils qui habite dans l’autre cottage, arrive. Edward. Rustre, renfermé, bougon, râleur, froid. Bref, il a tout pour lui et semble s’acharner sur Diane ….

Mon avis : Ça commence très différemment des deux autres romans où les héroïnes avaient certes besoin d’aide mais pas au point d’avoir une vie chargée d’une telle tristesse. Mais Diane rejoint tout de même le rang dans le sens où elle est aux portes d’une nouvelle vie, elle doit se relever même si elle résiste au début, et va évidemment s’appuyer sur un homme, sur une rencontre. On s’énerve en même temps qu’elle sur l’attitude d’Edward, mais on se doute aussi qu’il cache quelque chose, que sa froideur est une carapace… Donc on attend avec impatience qu’il s’ouvre !

Au bout du 3eme livre consécutif, je ne peux que dire que le schéma des histoires est quand même toujours identique : une femme qui sombre, un homme qui arrive, les yeux qui s’ouvrent, un recul de la femme par peur souvent, et un happy-end. Bon, là, le seul problème, c’est que ça s’arrête en cours de route !!! Heureusement, il y a une suite !!!! ouf !!! Donc je vais tanner Comparse pour qu’elle me la prête !!

Le tout début :

-Maman, s’il te plait ?

-Clara, j’ai dit non.

-Allez, Diane. Laisse-la venir avec moi.

-Colin, ne me prends pas pour une imbécile. Si Clara vient avec toi, vous allez traîner, et on partira en vacances avec trois jours de retard.

-Viens avec nous, tu nous surveilleras !

-Certainement pas. Tu as vu tout ce qu’il reste à faire ?

-Raison de plus pour que Clara vienne avec moi, tu seras peinarde.

-Maman !

-Bon, très bien. Filez ! Oust ! Je ne veux plus vous voir.

Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier.

J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurai voulu être avec eux.

Et depuis un an, je me répétais tous les jours que j’aurais préféré mourir avec eux. Mais mon coeur battait obstinément. Et me maintenant en vie. Pour mon plus grand malheur.

Pour résumer :

  • Une femme a perdu les êtres qu’elle aimait le plus au monde. Elle essaye de se reconstruire, tant bien que mal. Et décide de s’installer dans la patrie de la Guinness, ce qui va faire apparaitre de nouveaux visages dans sa vie !
  • On découvre un pays, des traditions, des lieux, des ambiances et on se dit qu’on irait bien y faire un tour ! Ça donne envie !!
  • Même rythme et même manière d’écrire, même schéma aussi que dans ses autres romans. Mais on ne s’en lasse pas pour autant puisque les personnages n’ont pas vraiment le même profil, la preuve : une nuit et demie pour dévorer les pages de ce livre !
  • Il faudrait évidemment commencer par ce livre, le 1er écrit par Agnès Martin-Lugand. Et enchainer avec La vie est facile, ne t’inquiète pas, ce que je vais faire de ce pas !
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