Coco, mort de rire !

Un samedi soir, Moitié n’avait pas envie de sortir, Comparse était partante pour un ciné, du coup, autant aller voir ce que Moitié n’aime pas : un dessin-animé ! Coco la tentait bien, donc même si je ne savais pas trop de quoi ça parlait, zou !

L’histoire : Miguel vit au Mexique.

C’est un petit garçon qui adore faire de la musique et qui est fan du plus grand musicien de tous les temps : Ernesto de la Cruz.

Le hic est que son arrière-arrière grand-père était musicien, et il a préféré abandonner son arrière-arrière grand-mère et son arrière-grand-mère pour vivre exclusivement sa musique. Du coup, depuis, une simple note fredonnée dans la maison peut aboutir à une excommunication ! Et c’est également valable pour les nouvelles générations. Démonstration quand Miguel discute simplement avec un monsieur qui a une guitare et que sa grand-mère Abuelita débarque !

Toutes ces générations vivent ensemble, la doyenne étant Mama Coco, fille du musicien, mais qui perd légèrement la tête !

Un beau jour, le jour des morts, un concours de musique est organisé sur la place du village. Miguel rêve d’y participer, il se décide, et brave sa famille. Sa grand-mère Abuelita lui casse sa guitare de fortune en argumentant que le jour des morts, on se doit de les accueillir chez soi avec les mets qu’ils aimaient.

Et sur l’autel des morts, maladroitement, Miguel casse le cadre le plus haut, celui qui contient une photo de Mama Coco et ses parents, où la tête du musicien maudit est déchirée. Miguel découvre alors une partie cachée de la photo, partie représentant la guitare de l’arrière arrière grand père qui est la même que celle de … Ernesto ! Fou de cette découverte qui fait de lui l’héritier d’Ernesto, Miguel redouble d’envie de faire ce concours, mais doit donc se trouver une autre guitare. Il a une idée, direction le cimetière et la tombe d’Ernesto où sa guitare est exposée.

Mais sitôt la guitare dérobée, Miguel devient invisible des vivants et visible des morts. Eh oui car c’est le soir où ils reviennent ! Même le chien Dante, qui l’accompagne partout, subit le sort …

… euh, enfin, il ressemble plutôt à ça pendant tout le film !

Le voilà donc avec ses ancêtres les plus éloignés ! Il est fasciné, mais évidemment un problème se pose : il manque l’arrière-arrière grand-mère qui n’a pas eu le droit de traverser. C’est évident puisque pour traverser, la condition est d’avoir sa photo sur un autel des morts, et sa photo est … dans la poche de Miguel. Toute la famille, Miguel compris, décide d’aller chercher l’arrière-arrière-grand-mère de l’autre côté !

Ils traversent le grand pont de fleurs !

Et tombent sur Hector, un mort qui n’arrive pas à traverser.

Miguel, qui a compris que sa famille ne le renverrait pas dans le monde des vivants avec autorisation de faire de la musique, se lie d’amitié avec Hector, le seul à pouvoir l’aider !

Mon avis : Un très très beau film d’animation !!! Le thème, que d’aucuns jugeront morbide, est superbement abordé ! On retrouve un peu l’explication des rêves et de l’univers psychique de Vice-Versa mais en version monde des morts ! Tout en s’appuyant sur la vraie fête mexicaine ! La preuve, les vrais autels des morts ressemblent à s’y méprendre à celui de la famille Rivera.

Ce monde des morts est très beau, et l’imaginaire qui l’accompagne est chargé de sens et de symboles. Les anciens vivants continuent leur vie dans un autre univers, coloré, chatoyant, drôle ! Ça donnerait presque envie ! Avec le petit message véhiculé que les morts continuent d’exister tant qu’au moins un vivant se souvient d’eux ! Autant dire que Johnny est pénard pour son éternité !

Pour résumer :

  • Derrière une thématique qui pourrait être glauque ou morbide, un superbe dessin animé, on retrouve de l’humour, des décors fantastiques, un bel imaginaire !
  • On ne s’ennuie pas une seconde, et on s’est prise au jeu au point de sursauter et même s’inquiéter pour les personnages ! Alors que bon, c’est un film pour enfant quand même !
  • Attention, les mariachi (animaux domestiques devenus protecteurs d’âmes) peuvent faire un peu peur aux plus sensibles et aux plus jeunes.
  • D’ailleurs, pour les enfants qui se posent souvent des questions sur l’au-delà, ce film peut les aider à se fixer sur une explication. Les adultes prennent le second degré, mais le 1er degré peut satisfaire l’enfant en quête de sens.
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