Au revoir là-haut, film à revoir ici bas !

Un label à la rentrée, ça c’est chouette !! Surprise donc … mais bon … le présentateur UGC nous dit « je ne vous dis pas le titre mais juste que c’est l’adaptation du Goncourt 2013″…. voila voila …

L’histoire : Algérie (je pense) dans les années 50. Un homme menotté est amené dans le bureau de gendarmerie pour être interrogé. C’est Albert Maillard (Albert Dupontel). Il est interrogé par un brigadier sa guerre 14-18.

Flash-back, nous sommes le 9 novembre 1918. Les troupes sentent que la fin approche et les tranchées sont calmes. L’ami d’Albert, Edouard Péricourt (Nahuel Perez Biscayart) dessine. On prévient le lieutenant Pradelle (Laurent Lafitte, oui oui, ne riez pas !) que la guerre est presque finie. Il enrage (parce que bizarrement il adore la guerre, on comprendra plus tard pourquoi !), et décide de lancer 2 innocents en reconnaissance. Les 2 se font tuer, ce qui déclenche le feu des enfers, les troupes partent au combat et le carnage est total. Albert est pris dans un trou d’obus et enfoui. Il croit mourir mais son ami Édouard l’attrape et le sort de là, juste avant d’exploser à son tour. Tout le bas de son visage manque à l’appel, mais Albert le sauve.

Fin de la guerre, Albert est au chevet de son ami qui est devenu ce qu’on appelle une « gueule cassée », il le fournit en morphine pour le soulager. A l’idée de revoir son père, le riche Président Péricourt, avec qui les relations sont très difficiles, Édouard demande à Albert de le tuer aux archives, qu’il disparaisse pour la société parmi les millions de tués à la guerre. Albert prévient la famille par une lettre à laquelle il joint des dessins.

Édouard s’installe donc chez Albert qui se tue au travail pour les nourrir tous les 2. Édouard déprime, sombre dans la morphine de plus en plus souvent, ne veut plus sortir, ni même dessiner. Jusqu’à ce que la petite livreuse de journaux et de lait s’approche de lui, lui demande d’ôter son bandeau sur le visage, et caresse sa gueule cassée sans crainte. Et oh miracle, elle comprend et interprète ses grognements. Édouard décide alors de se fabriquer des masques pour pouvoir vivre mieux (parce que bon, ceux qu’on lui proposait à l’hosto étaient terribles !).

Et il se remet à dessiner. Mais pas n’importe quoi, il dessine des monuments aux morts. Son idée : produire un catalogue pour fournir aux communes, que les communes commandent, et qu’ils ne livrent jamais le monument… A eux la richesse !

Albert est invité dans la famille d’Édouard pour parler de celui qu’ils pensent disparu. S’il se trouve paumé dans cette grande maison, il comprend aussi où il peut trouver de l’argent pour financer le catalogue de son ami.

Et quand il comprend que la sœur d’Édouard (Émilie Dequenne) a épousé l’odieux et ignoble Lieutenant Pradelle …

… et que ce dernier fait de l’escroquerie avec les cercueils des tués à la guerre …

Il n’hésite plus et réussit à se faire embaucher comme comptable par le riche papounet et Édouard lui, s’occupe de faire plonger le Lieutenant par quelques inspections.

Bon, il faut ajouter aussi qu’Albert tombe amoureux chez les Péricourt aussi … ça aide !

Mon avis : J’avais plein d’aprioris sur ce livre, je l’avoue, c’est d’ailleurs pour cela que je ne l’ai jamais lu ! Quand j’ai su le titre du film, et même quand j’ai vu le début, je me suis dit « oh la la, les 2 heures vont être longues » …

Le début, en pleine guerre, est évidemment très violent, avec des images difficiles à supporter. Mais ça se calme après. Et j’étais un peu rassurée en voyant Dupontel que j’adore ! Et une fois n’est pas coutume, d’après les avis de ceux qui ont lu le livre, il a su joindre des touches d’humour et d’originalité au scénario sombre et tragique, ce qui le rend vraiment passionnant et très digeste ! Ce film a d’ailleurs le mérite (comme l’a eu le roman avant !) de mettre le projecteur sur ceux dont on ne parle que très peu et dont la vie a été dévastée : les gueules cassées, ou comment vivre en société quand il vous manque un bout de visage …

Certains personnages sont hauts en couleur et super bien interprétés ! Ce n’était pas gagné gagné quand même : quand Comparse et moi avons vu Laurent Lafitte en lieutenant dans la tranchée, on s’est dit « Aie … bonjour la crédibilité » et il se trouve qu’il est génial : on oublie totalement qu’il fait d’habitude des rôles de gros débile, et on a envie de le frapper à chaque apparition, il est donc bien dans la peau du grand méchant.

Pour résumer :

  • L’histoire de la difficile reprise de la vie pour une gueule cassée de la guerre 14-18
  • Des acteurs pas forcément attendus dans ces rôles, mais à qui ils vont vraiment comme un gant.
  • Un film de et avec Albert Dupontel, c’est un gage de qualité. Il a su ajouter des moments surprenants et même drôles. Apporter une touche de légèreté dans ce drame est le meilleur moyen de faire passer le message.
  • Très très beau film qui sort le 25 octobre, pensez à aller le voit à sa sortie, parce que, aussi curieux que ça puisse paraitre vu le thème, on passe un très bon moment !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s