Le duc mis à nu – Nelly MACKENZIE

urlOh-my-goooooooooood !!!!! Ça fait longtemps que je n’avais pas ADORE un livre au point de le flinguer en une semaine à peine !!!! Dé-vo-ré !!! J’avais du mal à m’arrêter et je poursuivais jusqu’à des 2 heures du mat’ en m’disant « encore un peu, encore un chapitre, encore un, encore un ! » J’ai hâte de commencer le second tome de la saga !!!!!

L’histoire ? Assez simple mais efficace : Tout part d’un quiproquo : un soir, Robbie, un ami de James, duc d’Alvord, croit bon de mettre dans le futur lit de son ami au Lutin vert (auberge plus ou moins bien famée), une fille, une américaine, Sarah, qui vient d’arriver par la dernière diligence. Tout cela sans le prévenir bien entendu ! Sarah qui est creuvée de son voyage et trempée, enlève ses habits, les mets à sécher devant la cheminée, et se résigne à se coucher, nue du coup … Elle tombe vite dans les bras de Morphée.

James entre donc dans sa chambre, se déshabille tranquillement et en allant se coucher s’aperçoit qu’une jeune et jolie jeune fille occupe déjà son lit… (moui, ça a un petit côté Boucle d’or et les 3 ours tout ça !). Le lendemain, il tente une approche, mais dès qu’elle se rend compte que ce n’est pas un rêve : elle se met à hurler et le menacer avec ses petits bras musclés !!! Ameutant la population de l’auberge par leurs cris, la tante de James : Lady Gladys et sa dame de compagnie Lady Amanda, débarquent dans la chambre … ambiance !!!

Et comme nous sommes dans la bonne société anglaise, elles considèrent Sarah et James comme compromis et décident qu’ils doivent se marier … Sarah n’est pas d’accord mais, faute de toit sur la tête, elle décide de se faire héberger par James dans son énooooorme château et d’apprendre à le connaitre avant de rendre son verdict.

Le reste du livre suit leurs aventures diverses : Sarah n’étant pas convaincue que devenir duchesse et se marier avec un inconnu est une bonne idée, prend le temps de réfléchir : c’est le fil rouge de l’histoire. « Un jour c’est oui, un jour c’est non, un jour c’est d’accord, un jour c’est non pas question » comme disait une chanson des années 1990 ! Ça résumerait bien l’esprit !!!

On ajoute sur cela un méchant cousin : Richard Runyon, qui, s’estimant lésé, veut la peau de James pour lui prendre son duché, et on arrive à un savant mélange amour-haine-passion-hésitation-humour-suspense !!!!!

Mon avis ? Vous l’avez un peu déjà compris mon avis !!!!! Mais si on développe un peu …

Ce qui m’a attiré dans ce livre, une fois n’est pas coutume : sa couverture ! Colorée, elle m’a carrément donné envie ! En plus, elle parlait de duc alors …

Puis j’ai vu que ça se passait en Angleterre (Downton Downton, tu hantes mes nuits !) en gros juste après la période napoléonienne. Et j’adore carrément cette ambiance là !

Ensuite, j’ai perçu qu’il y avait une histoire d’amour donc j’ai croisé les doigts pour que ça se passe bien !!!! (J’adore les happy-end !) J’ai donc été servie : Sarah se pose des questions certes, mais très tôt dans le livre on s’aperçoit qu’on se trouve face à un phénomène peu répandu à cette époque quand on parle mariage : le coup de foudre ! Ces 2 là font face à une passion dévorante, et un amour grandissant : James se l’avoue tout de go, Sarah se voile la face (typique d’une fille qui cogite trop !!!). Parallèlement, elle découvre la famille de James et se prend d’amitié pour eux : sa sœur Lizzie, Lady ,Gladys et Lady Amanda à la fois chaperonnes et confidentes, elle fait également la connaissance des amis qui deviennent peu à peu ses amis et ses protecteurs : Charles et Robbie. Et pour couronner le tout, les domestiques l’adorent !  Et c’est assez touchant la manière dont cette jeune fille, un peu paumée dans son pays d’origine mais qu’elle ne connait pas, orpheline, sans famille réelle, se construit sa famille de cœur. (En fait, je me dis, en décrivant le livre comme ça, que ça pourrait faire un bon scénario de Walt Disney ! Peut-être pas assez d’animaux et trop de sexe mais … y aurait un potentiel !!!!). Ses sentiments sont remarquablement décrits tout comme ceux de James, ce qui donne des envolées lyriques magnifiques, des passages d’un érotisme et d’une sensualité palpables ! Il y avait longtemps aussi que je n’avais pas versé ma larme en lisant un beau passage de livre !!!!

On se replonge aussi dans l’aristocratie européenne, ses bons côtés mais aussi son étiquette bien coincée, ses manies maladives des rumeurs fondées ou infondées qu’importe pourvu qu’elles existent ! Dans les bals multiples où se rendent James et Sarah, cette atmosphère de brouhaha-cancan est parfaitement rendue je trouve !

Le petit bémol dont on pourrait blâmer l’auteur si son roman avait été plus long, serait son manque de rebondissements : Richard complote, Sarah hésite, James tente de la convaincre. Ça pourrait être lassant mais ça dure pile-poil ce qu’il faut ! Ouf !

Je ne l’ai pas fait souvent mais … je ne résiste pas, voici un petit extrait où un peu tous les sujets du livre passent : l’humour de tante Gladys, le côté torrido-interdit de la relation James-Sarah stoppé net par le complexe d’infériorité doublé de la sensation de se faire rouler de Sarah !

James prit la main de Sarah.

– J’ai peur de devoir la retenir quelques minutes encore. Nous avons à parler.

Lady Gladys leva les yeux au ciel.

– Ne me prenez pas pour une imbécile mon garçon. J’ai été jeune moi aussi, aussi incroyable que cela puisse paraitre. Évitez de trop vous laisser entraîner dans votre … discussion. Je suis tout à fait favorable à un mariage rapide, mais je ne veux pas voir les invités compter les mois jusqu’à la naissance de votre héritier.

James éclata de rire.

– Ma tante ! Faites preuve d’un peu plus de discrétion, je vous prie. Ces pauvres Sarah et Lizzie sont aussi rouges que des pivoines.

Lizzie adressa un clin d’œil à Sarah et aida lady Gladys à monter les marches. Sarah les suivit du regard jusqu’à ce qu’elle sente James tapoter sa main. Elle l’accompagna dans son bureau. Elle savait que ce n’était pas une bonne idée, mais son cerveau ne commandait plus ses actes. Quelque chose d’autre la guidait, un besoin qu’elle ne comprenait pas. Son bon sens était devenu simple spectateur.

James referma doucement la porte derrière eux. Sarah avait une conscience aiguë de sa présence, de son corps avec ses muscles et sa force, et ce sentiment lui serra la gorge. Elle parcourut des yeux les contours de sa mâchoire soulignée par la blancheur immaculée de sa cravate et s’arrêta sur les courbes fermes de ses lèvres. Elle désirait tant les toucher, les sentir sur sa peau. Elle haletait presque, impatiente. (…)

– Chaque fois que je vous ai vu danser avec un autre homme ce soir, j’ai cru que j’allais devenir fou. Lorsque je vous ai trouvée dans la salle du buffet en compagnie de Charles, la rage s’est emparée de moi, et pourtant Charles est un de mes amis les plus proches.

Il lui caressa les lèvres du bout de la langue. Sarah hoqueta de surprise et il en profita pour explorer sa bouche. Sarah fut submergée par l’intimité de cet acte, pétrifiée par la douceur de la langue de James, par le parfum piquant de sa peau, par la puissance contenue de son corps. Elle laissa aller sa tête contre son épaule. (…)

Dieu du ciel, James était décidément en train de la transformer en dévergondée. Était-ce ainsi qu’il s’y prenait avec toutes les femmes ? Il leur faisait perdre la tête afin qu’elles se plient à sa volonté ? Où était-ce seulement ainsi que les aristocrates se comportaient, ainsi qu’agissaient toutes ces femmes belles, sophistiquées, ces femmes du monde ? Sarah, elle, n’était pas une femme du monde. Elle était juste une Américaine provinciale et naïve.

Pour résumer :

  • Contre toute attente, ce n’est pas vraiment un roman historique : ça parle d’un duc, certes, mais plutôt de sa vie quotidienne, ses amours, ses amis, sa famille, que de sa vie historique !
  • Une histoire d’amour simple, efficace, magnifiquement racontée, avec juste ce qu’il faut de rebondissements négatifs ! Les personnages sont frais, tendres, souriants, rieurs, complices : un vrai bonheur ! Et le seul méchant est vraiment méchant !!!! On est fixé dès la 1ère page !
  • Petite frustration de ma part : je recherche toujours les endroits que je lis pour voir si mon imagination est bien calée avec la réalité, mais là, j’ai beau rechercher « château d’Alvord – Angleterre », rien … Tout n’est que pure fiction !!!
  • Un livre court : 360 pages en poche, qui se dévore avidement, et léger (ça me change) ! Un livre de fille incontestablement, que l’on peut facilement classer en Chick-lit.
  • Pour celles qui veulent commencer cette saga (je conseille à fond évidemment !), sachez qu’il y a plein plein plein d’autres volumes, de quoi occuper vos longues soirées d’hiver ! Pour une idée de ce qui existe, cliquez ici !
  • Et pour couronner le tout, ce livre fonctionne pour 2 de mes challenges :

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